Mise à jour sur la COVID-19

Les bureaux de la CSTIT à Yellowknife et à Inuvik sont maintenant ouverts au public. Le bureau d’Iqaluit est présentement fermé au public et nos employés travaillent de la maison. Nos services sont toujours disponibles en ligne et par téléphone. Consultez notre page sur la COVID-19 pour obtenir des mises à jour sur les services et notre page Ressources sur la COVID-19 pour obtenir les outils essentiels pour votre lieu de travail.

 

COVID-19 et milieux de travail : précautions générales et évaluation des risques pour les Territoires du Nord-Ouest

Mars 21 / 2020

COVID-19 et milieux de travail : précautions générales et évaluation des risques pour les Territoires du Nord-Ouest

Le Bureau du médecin-hygiéniste en chef des TNO recommande que toute personne revenant d’un voyage à l’extérieur des TNO s’isole pendant 14 jours en restant chez elle. Cette mesure permettra de ralentir l’introduction et la propagation de la COVID-19 sur notre territoire.

Parallèlement, le maintien du transport des marchandises et la prestation ininterrompue des services essentiels sont de première importance pour nos communautés. Par conséquent, les travailleurs jouant un rôle essentiel à la vie, à la santé et au fonctionnement de base de la société (se reporter à la définition des services essentiels à la page 3) devraient bénéficier d’une dérogation à la demande d’auto-isolement pendant 14 jours.  

La prévention primaire est primordiale. Aussi, les travailleurs des services essentiels ne devraient pas se déplacer hors du territoire, sauf si ce déplacement fait partie des services essentiels qu’ils fournissent.

D’emblée, TOUS les voyageurs rentrant aux TNO sont considérés comme des porteurs potentiels du virus. Ils doivent donc s’isoler en restant chez eux ou en séjournant dans un lieu prévu à cette fin.

Pour préserver les services essentiels, il faut considérer le risque qu’un travailleur, en retournant au travail, compromette la capacité à fournir ces services en mettant en danger la santé de plusieurs autres membres du personnel.

En outre, si les employés des services essentiels reconnaissent appartenir à une catégorie considérée à risque élevé de conséquences graves (âge supérieur à 60 ans, maladie cardiovasculaire, maladie pulmonaire chronique, diabète, cancer, immunodépression), alors leurs milieux de travail doivent adopter un plan pour minimiser les expositions de ces personnes.

Les responsables des services essentiels doivent suivre, dans la mesure du possible, les recommandations relatives à l’auto-isolement pendant 14 jours au retour d’un voyage. Ils doivent établir les seuils à partir desquels la prestation des services essentiels ne peut plus être assurée; à l’atteinte du seuil fixé, ils devront décider s’ils doivent dispenser les travailleurs individuels du protocole d’auto-isolement après une évaluation globale des risques :

  • Le lieu où la personne a voyagé, en ayant conscience que de nombreuses régions du Canada et de nombreux pays connaissent une importante transmission communautaire du virus;
  • La durée de l’absence et le type d’activités effectuées lors de l’éloignement (visite familiale ou grand rassemblement);
  • La présence de symptômes chez la personne ou ses proches – si la personne présente des symptômes ou si les personnes avec lesquelles elle vit en ressentent, alors une évaluation par un professionnel de la santé s’impose avant la reprise du travail;
  • Le type de service essentiel et le risque global de réduction ou d’insuffisance des effectifs;
  • L’environnement de travail de la personne (p. ex. travail de façon autonome, à l’extérieur ou en groupe). 

Les dirigeants des services essentiels doivent établir un protocole qui prévoit les mesures suivantes : prévenir le risque de transmission par un travailleur des services essentiels ayant récemment fait un voyage; intervenir rapidement lorsqu’un travailleur des services essentiels ayant récemment effectué un voyage manifeste des symptômes pendant son travail; enfin, respecter des normes d’hygiène élevées. Voici les éléments primordiaux d’un tel protocole :

  • Les travailleurs des services essentiels qui reviennent d’un voyage peuvent retourner au travail, mais doivent prendre les précautions supplémentaires suivantes pour réduire le risque de contamination pour leurs clients, leurs collègues et le public s’ils deviennent symptomatiques :
    • Faire une auto-surveillance quotidienne des signes et symptômes de la maladie;
    • L’employeur doit effectuer quotidiennement une surveillance active du personnel pour détecter les symptômes de la COVID-19 (vérifier la présence de toux, de fièvre et d’essoufflement);
    • Suivre les protocoles de prévention et de contrôle des infections, y compris la bonne hygiène des mains;
    • Réduire les contacts étroits avec les autres travailleurs en maintenant une distance de deux mètres et en évitant les espaces communs, lorsque cela est possible;
    • Éviter les contacts étroits avec autrui lors des déplacements domicile‑travail ainsi qu’entre les quarts de travail;
    • S’isoler chez soi les jours où la présence n’est pas requise au travail;
    • Éviter l’accès à tout établissement public non essentiel;
    • Mettre en œuvre une politique de distanciation sociale à l’échelle de l’entreprise où tous les employés sont tenus de maintenir entre eux une distance minimale de 1 à 2 mètres; il s’agit essentiellement d’éviter les poignées de mains et autres salutations qui nécessitent de se toucher. 
    • Augmenter le nombre de nettoyages réguliers avec un agent désinfectant, comme les lingettes jetables ou une solution d’eau de javel;
    • Exiger des travailleurs ayant été en contact avec une personne atteinte de la COVID-19 de le déclarer à leur superviseur (ou répartiteur) ou à leur professionnel de la santé et qu’ils s’isolent à la demande d’un professionnel de santé;
    • Exiger des travailleurs présentant des symptômes de COVID-19 (p. ex. fièvre, toux, etc.) qu’ils appellent leur service de santé publique ou leur médecin et s’isolent pendant 14 jours, sauf indication contraire d’un professionnel de la santé.   

Référez-vous au document sur les précautions générales et l’évaluation des risques pour les lieux de travail afin de déterminer le degré du risque d’exposition à la COVID-19. Il s’agit d’un outil vous permettant d’identifier les risques à éliminer ou à minimiser, ainsi que les mesures que vous pouvez prendre afin de protéger les travailleurs.

  • Consultez vos travailleurs ou votre comité mixte sur la SST pour effectuer l’évaluation des risques.
  • L’évaluation fait désormais partie du plan de santé et sécurité que vous devez partager avec vos travailleurs.
  • Réévaluez et mettez à jour en fonction de l’évolution des circonstances ou de l’identification de nouveaux dangers.

Vous n’avez pas à soumettre l’évaluation remplie à la CSTIT,

  • Conservez vos documents d’évaluation des risques remplis pour vos dossiers.
  • Revenez régulièrement sur les mesures de protection avec votre personnel pour vous assurer que tout le monde connaît et comprend les mesures de sécurité que prendra l’employeur, ainsi que les procédures qu’ils doivent suivre pour se protéger de l’exposition à la COVID-19.

Si vous souhaitez obtenir le soutien à distance d’un inspecteur en SST pour effectuer votre évaluation des risques, veuillez envoyer un courriel à Covid-19@wscc.nt.ca.

Pour toute autre préoccupation au sujet de la COVID-19, consultez le https://www.hss.gov.nt.ca/fr/services/maladie-%C3%A0-coronavirus-covid-19.

Document d’évaluation des risques (en anglais seulement) : Les employés peuvent-ils aller travailler?